7/07/2010

Eric de Telismar (vie humaine)

Eric de Telismar.

(âge visuel 27 ans, âge réel 167ans)

Né le 7 janvier 1843 à Antraigues, en Ardèche, il est le seul héritier d’une vieille famille noble sans le sou. Sa mère meurt en couches, laissant son père l’élever seul.

Enfance heureuse auprès de son père, dans le vieux château délabré de la famille. Il est élevé dans le respect de la tradition de chevalerie, abreuvé par les histoires que lui raconte son père relatant les hauts faits d’armes de ses ancêtres. Il forge le rêve de redonner à sa famille sa gloire passée.

Alors qu’Eric à 9 ans, pendant une chasse, son père est blessé par un sanglier blessé rendu fou furieux. Cette blessure laisse son père très affaibli, il ne résistera pas à l’hiver particulièrement rigoureux cette année là.

A 10 ans, Eric est seul, sa seule famille : un oncle va se débarrasser des terres familiales et finir de ruiner la famille de Telismar. Il envoi Eric à l’école militaire de Saint Cyr.

Une nouvelle vie commence pour Eric, il s’adapte à cette nouvelle vie et devient même un élève doué. Eric choisit de faire carrière dans l’armée car il pense que c’est un moyen de redorer le blason de sa famille. Les histoires que lui racontait son père le pousse à rejoindre le 13ième régiment des Cuirassiers (ce qui se rapproche le plus selon lui des nobles chevaliers d’antan) en tant que sous officier de terrain. Nous sommes en 1863, Eric à alors 20 ans.

A 27 ans, en 1870, Eric est devenu Lieutenant et il a enfin la possibilité de prouver ce qu’il vaut, de défendre l’honneur de sa famille au combat et d’égaler ses ancêtres chevaliers : l’ordre de mobilisation est donné, il va affronter la Prusse. L’armée prussienne, bien supérieure en tout point, ne permettra pas aux troupes françaises de briller. Les défaites s’enchainent.

Lors de la bataille la de Frœschwiller-Woerth, les régiments cuirassiers chargent héroïquement dans Frœschwiller où ils sont écrasés par leurs adversaires; il n’y aura que très peu de survivants.

Extrait du journal d’Eric de Telismar

La charge fut héroïque, digne des histoires qui m’étaient contées, malheureusement, il n’en sera retenu qu’une chose : la défaite, la destruction de mon régiment et pire que tout, la fuite à laquelle il a bien fallu se résoudre devant la supériorité prussienne.

Nous fuyons maintenant depuis plusieurs jours, nous cachant dans la forêt pour échapper à nos poursuivants. Nous devons parvenir à nous rallier aux forces françaises encore en état de combattre, la guerre n’est pas encore perdue.

Nous sommes perdu dans cette forêt depuis 10jours maintenant, nous tournons en rond…Nous avons beau prendre des repères, nous sommes incapable de tenir une direction, notre marche s’infléchit toujours et nous nous retrouvons à notre point de départ. Les hommes deviennent nerveux.

Cette forêt est hantée, mes hommes disparaissent les uns après les autres. Je me sens épié, observé.

Eric de Telismar, disparu au combat, décoré pour bravoure au combat à titre posthume.

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